Qui es tu ?
Je suis une jeune femme de 25 ans, extrêmement curieuse de la vie et du monde qui l’entoure, en demande permanente de nouvelles connaissances et de nouvelles expériences.
Je suis une personne pleine de paradoxes. Je passe mon temps entre Paris, et le petit village de Normandie où je me suis installée. Je suis une rêveuse, une idéaliste qui partage sa vie avec un agriculteur, autant vous dire qu’il n’y a pas plus terre à terre. J’aime la musique classique, le folk anglais et la variété française, les films d’auteurs et les blockbusters américains.
Je suis une enfant d’Internet qui profite chaque jour des merveilles que cela peut offrir mais qui éprouve trop souvent le besoin de se déconnecter. J’utilise en permanence un ordinateur mais je défend avec ferveur les livres et le papier.

As-tu toujours voulu être graphiste ?
Non, plus jeune, je souhaitais devenir archéologue, puis entrer dans la police scientifique, et pendant mes études secondaires, j’ai pensé devenir géologue ou ethnologue. Je crois aussi que j’aurais été parfaite comme fleuriste. Ou cuisinière. C’est bien le problème quand on s’intéresse à tout…

Alors pourquoi es-tu devenu graphiste ?
D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours été attirée par des activités créatives. Et les livres. Tout ça est très vague mais je crois me souvenir d’une journée à Paris, où l’enfant que j’étais a été touchée par une affiche dans le métro. Une de ces affiches qui sont si belles et si intelligentes qu’on aurait aimé en être l’auteur.

Pourquoi free-lance ?
À la sortie de mon diplôme, je n’envisageais qu’une option : me faire salarier. Le côté administratif et juridique de l’indépendant me semblait insurmontable. Puis concrètement, il a fallu trouver du travail et m’inscrire comme auto-entrepreneur m’a permis d’accepter des missions ponctuelles et d’enrichir mon carnet d’adresse. Et puis tout s’est emballé…
J’y ai trouvé l’équilibre que je cherchais, entre le côté créatif et exécutif, les horaires flexibles, les nouvelles rencontres permanentes, le contact avec les clients… Je craignais la monotonie, mon métier est tout le contraire.

Comment trouves-tu tes projets ?
Avec une bonne dose de chance et d’opportunités, un carnet de contact bien fourni, des amis et beaucoup de bouche à oreille !

Fais-tu des commandes gratuites ?
Comme tout le monde j’ai besoin de gagner ma vie, de manger (et je suis gourmande) et de payer mon loyer. Et le métier d’indépendant n’offre aucune garantie, alors non, je ne travaille pas gratuitement. Et puis, cela ne donne jamais rien de bon. Au mieux, vous resterez « la petite graphiste qui facture pas cher« , au pire « la petite graphiste à qui l’on pourra demander n’importe quoi » puisqu’elle ne connait pas la valeur de son travail.

Quels sont tes tarifs ?
Je facture mes prestations à la journée. Le tarif varie selon le temps de travail consacré, directement lié à la complexité de la demande, au nombre d’allers-retours convenus, de supports à créer, des réseaux de diffusion, du nombre d’exemplaires, etc. Tous ces éléments sont détaillés sur le devis. Mes tarifs journaliers s’élèvent à 300€ TTC, mais peuvent être négociés sous conditions.

Où te vois tu dans 10 ans ?
J’espère être parvenue à pérenniser mon activité, avoir le luxe de pouvoir sélectionner mes projets, être fière de tout ce que je produis, et tout cela entourée de gens épatants. J’aimerais mettre mes compétences au service de causes plus nobles, et pourquoi pas, réaliser enfin ce projet qui me tient à coeur autour de l’Actualité

Dis nous en plus…
Chaque minute du journal télévisé me heurte littéralement. Je suis blessée par toutes ces horreurs qui ont lieu chaque jour et par la manière dont elles sont traitées par les médias. Alors qu’on ne peut plus dire « on ne savait pas », ce sont des paroles de lassitude et d’indifférence qui sont exprimées face à l’actualité. J’aimerais lutter contre cela, éduquer les plus jeunes aux images et aux médias et initier chez ces futurs adultes citoyens une réflexion sur leur rapport au monde, aux différences de culture et de civilisation…
Toutes ces questions, survolées dans mon mémoire et projet de fin d’études, ne cessent de me tirailler.

Ta citation préférée ?
« Il faut collectionner les pierres que l’on vous jette. C’est le début d’un piédestal. » Hector Berlioz

Ton livre préféré ?
Le comte de Monte Christo d’Alexandre Dumas, L’empreinte à Crusoé, dans lequel Patrick Chamoiseau propose sa propre réécriture du mythe littéraire, Le nom de la rose d’Umberto Eco, La part de l’autre d’Eric-Emmanuel Schmitt… et tant d’autres.

Si vous avez d’autres questions, n’hésitez pas à me les poser ici.