Images de la Guerre

Catégorie: Diplôme, Édition
Client: Mémoire de fin d'étude

Il y a un peu plus de soixante ans, l’humanité a été libérée du nazisme.
Au lendemain de la guerre, une seule justification : On ne savait pas.
Aujourd’hui, on a en notre possession l’expérience de l’horreur, et l’ensemble des outils pour que plus jamais cela ne se reproduise. Pourtant, pour la première fois depuis longtemps, la France s’est trouvée cette année engagée dans quatre guerres à la fois (Afghanistan, Libye, Côte d’ivoire et plus récemment le Mali), sans parler des conflits dans lesquels elle n’est pas impliquée, et passés largement sous silence dans la presse nationale.
Mais ce sont toutes ces autres aberrations du quotidien qui altèrent chaque jour un peu plus la frontière entre indignation et voyeurisme, entre information et divertissement : Dîner devant le journal télévisé, prendre plaisir à jouer à World Of Warcraft, regarder La liste de Schindler avec une étrange curiosité, « aimer » la vidéo macabre de Luca Rocco Magnotta, nous infliger un trop grand nombre d’images violentes et gratuites, Etc. Pourtant, « on en a marre de toutes ces images de guerres ».

De quelles manières les faiseurs d’images peuvent-ils éduquer le regard des gens et influer sur leur perception de l’actualité ? comment le graphisme peut-il rétablir le poids des événements ? L’évolution des médias, l’envahissement de la presse gratuite, et l’Internet bousculent les habitudes de consommation de l’information, ils nous anesthésient, nous maintiennent en surface. Entre divertissement, banalisation et surinformation, on voit mais l’on ne regarde plus, on consomme mais l’on ne digère plus. Mais jusqu’où allons nous accumuler l’information ? Alors que les médias se permettent de montrer tant de choses, de banaliser l’horreur, il semble de plus en plus difficile d’établir une distance entre la fiction et la réalité. Aujourd’hui, on donne au superflu une importance considérable quand les fondamentaux sont négligés. Malgré l’émergence des nouveaux médias, nous sommes encore nombreux à croire en l’avenir d’une nouvelle forme de presse écrite.
Car quand on lit un journal, on prend la décision de s’informer et d’assimiler l’information, plutôt que de la subir. À chaque journaux d’inventer aujourd’hui leur propre façon de parler. La lecture d’un journal doit être une épreuve et renforcer nos défenses immunitaires.

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